Décès de Marc Piteau

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Marc Piteau, survenu le 16 mai dernier, dans sa 73ème année.

Marc a été embauché au CRB en 1972, en tant que technicien, dans le secteur de la synthèse chimique. En parallèle avec son activité professionnelle, il a suivi des cours du soir, afin d’obtenir un diplôme d’ingénieur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). En 1975, il a obtenu son diplôme d’Ingénieur du CNAM en présentant son mémoire de fin d’études portant sur « la contribution à l’étude des aldéhydes phosphonates et phosphines oxydes ». Il a poursuivi sa carrière au CRB en travaillant dans la chimie du phosgène jusqu’en 1984.
Durant cette première période, il a été l’auteur de 16 brevets, sur l’obtention de composés issus de la chimie du phosgène (chloroformiates, carbamates, carbonates…) développés au bénéfice du secteur Chimie fine du Groupe SNPE. Il a également été co-auteur d’un article avec Jean-Pierre Senet dans le très réputé journal américain « Journal of Organic Chemistry » sur la conversion de 1-chloroéthyl carbonates en fluoroformates.
À la demande de la SNPE, il part faire un post-doc à l’USC (University of Southern California) située à Los Angeles, dans le laboratoire du Professeur George Olah, lequel recevra le prix Nobel de Chimie en 1994, pour sa contribution à la chimie des carbocations. Ce laboratoire était spécialisé dans les superacides et développait à l’époque de nouvelles méthodes de nitration et l’emploi de nouveaux agents nitrants.
De retour au CRB en 1985, Marc prend la responsabilité d’un nouveau service dédié à la synthèse de molécules explosives et va implanter ces méthodes avancées de nitration au CRB.
Il est l’auteur de 3 brevets sur de nouvelles polynitramines, en particulier la molécule cage “Hexanitro-hexaza-isowutrzitane”, plus connue sous l’acronyme CL20. C’est encore aujourd’hui la molécule la plus énergétique jamais synthétisée depuis l’octogène ; les premiers grammes de CL20 ont été synthétisés en 1989 au CRB. Il publie 8 articles dans des journaux et congrès scientifiques, et est co-auteur d’un article, avec le Professeur Olah, sur l’utilisation du NO2BF4 dans la nitration de composés aromatiques halogénés.
En 1993, il quitte le CRB pour travailler à l’Union Financière de France (UFF) dans la gestion de patrimoines.
Mais la chimie lui manquait : environ un an plus tard, il rejoint la Direction des Applications Militaires du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA-DAM), tout d’abord au Ripault (Indre et Loire) où il occupe le poste d’expert en chimie des explosifs, puis au siège de la DAM à Bruyères-le-Châtel (Essonne), où il apporte son expertise en pyrotechnie dans la direction Qualité et Sécurité. Il y termine sa carrière, en 2009.

Parmi ses loisirs, il a été l’avant-centre de l’équipe de football corporative du CRB en se montrant très « teigneux » dans la surface de réparation pour marquer de nombreux buts au cours des matchs qu’il a joués. Il était non seulement chasseur de buts mais il était également un vrai chasseur de gibier.
Dans la vie de tous les jours, il était très gentil et serviable, ses collègues l’appréciaient beaucoup.

Les membres du Conseil d’Administration de l’association « Les Poudriers d’Escampette », et ses adhérents, présentent leurs sincères condoléances à son épouse et à tous les membres de sa famille.

Cet article a été rédigé grâce aux informations communiquées par (ordre alphabétique) : Becuwe Alain, Graindorge Hervé, Jacob Guy, Malfroot Thierry, Vitrant Anne-Marie.

Bilan de notre sortie dans l’Yonne, le 10 mai 2022

L’association des Poudriers d’Escampette a proposé à ses adhérents une journée, au cœur de la Bourgogne, le mardi 10 mai, pour aller visiter une fabrique de saumon fumé « Le Borvo », et la cave de fabrication de Crémant « Bailly-Lapierre ».

Nous nous sommes retrouvés 47 pour ce déplacement avec un départ du car à 7h30, horaire que certains ont dit « ne pas être une heure pour des retraités ». Mais nous avions rendez-vous à 10h au Borvo et la fabrique est située à Chemilly-sur-Yonne près d’Auxerre, ce qui représente environ 2 h de route et 144 km à parcourir.

Spécialisée dans la production du saumon fumé depuis bientôt 40 ans, l’entreprise “Le Borvo” nous a ouvert ses portes. L’occasion de comprendre, à travers la visite du site de production, comment sont transformés les poissons.
Nous sommes plongés au cœur d’un savoir-faire artisanal d’excellence, où le fumage du saumon, né d’une véritable recette culinaire familiale, est le résultat d’un processus de fabrication 2 fois plus lent, et nécessitant 2 fois plus de personnel, que dans l’industrie. On travaille là du saumon d’élevage d’Écosse, ou de Norvège, de haute qualité. Il est salé avec soin au sel sec, épicé sans excès selon un dosage savant qui lui garde son goût originel, fumé à la sciure de hêtre, affiné, puis tranché mécaniquement ou à la main : tout ce processus donne un produit de grande finesse. C’est l’un des produits phares de la maison. Il possède des qualités gustatives exceptionnelles.
Le site « Le Borvo » compte plus de 70 collaborateurs, qui œuvrent pour donner au saumon ses lettres de noblesse. Présent sur de nombreuses tables étoilées et d’établissements prestigieux, le saumon fumé le Borvo est devenu une référence dans la gastronomie européenne.
Emmené(e)s par une guide très passionnée, qui a su capter l’attention de toutes et tous avec ses explications et ses anecdotes, nous avons découvert durant 1h30 un parcours agencé façon musée, consacré au séchage, fumage, salage, techniques de conservation utilisées pour le poisson en général dès le moyen âge et qui sont encore utilisées aujourd’hui pour la fabrication du saumon fumé. Dommage que pour des raisons sanitaires, on ne puisse pas accéder aux locaux de préparation des saumons.
La visite s’est terminée par une dégustation (appréciée car le petit déjeuner est loin et certains ont déjà un petit creux) destinée à nous faire découvrir la différence entre du saumon fumé norvégien et écossais. Comme l’a dit la personne qui nous a fait découvrir les 2 qualités de saumon « le meilleur est celui que l’on préfère ».

Il est 12h et c’est (enfin) l’heure du déjeuner.
Au menu :
  – kir bourguignon
  – saumon fumé
  – pavé de saumon sauce safranée et ses pâtes fraîches
  – fromages
  – charlottine vanille fruits rouges
  – vin rouge et blanc – café

Après ce très bon déjeuner autour du saumon, que les participants ont fortement apprécié, passage par l’alléchante boutique du site pour divers achats et commandes. Nombre d’entre nous ont acheté des produits, qui pour le transport ont été mis dans des caissons réfrigérants.
Il est 14h15 et il est temps de poursuivre notre escapade autour de la gastronomie. Nous prenons la direction des caves de Bailly-Lapierre situées à Saint-Bris-le-Vineux, village bourguignon berceau de l’AOC Crémant de Bourgogne.

Les caves sont situées dans une ancienne carrière de roche calcaire, d’une surface de 4 ha, qui servit à l’édification des plus beaux monuments de Paris, dont Notre Dame et le Sacré Cœur.
Puis le lieu est devenu une champignonnière (1927-1970), ceci grâce à un taux d’humidité naturellement élevé. L’ancienne carrière ne sera utilisée en cave viticole qu’à partir de 1972. Elle offre des conditions naturelles uniques, idéales pour élever des vins effervescents, issus de raisins nobles, vendangés à la main, et dont les principaux cépages sont le pinot noir et le chardonnay.
Une visite guidée de cette gigantesque cave, qui peut abriter jusqu’à 8 millions de bouteilles, et où l’on peut s’égarer facilement, nous apporte la connaissance des traditions de la vinification. Il est à noter que nombre de parois de la cave sont décorées de sculptures originales directement taillées dans la roche.
Une dégustation de ces nobles bulles clôture notre journée au cœur de l’Yonne. Et nous repartons tous avec le verre à la main (celui qui nous a été servi pour la dégustation), mais aussi pour certain(e)s avec quelques bouteilles de ce merveilleux vin.

Une fois encore nous avons pu apprécier tout le savoir-faire et la passion de nos artisans français, si admirés et enviés dans le monde entier.

Un immense merci a notre chauffeur Nicolas, qui nous a démontré sa dextérité, dans des passages très délicats de traversées de villages très étroites, et qui nous a aussi aidés pour la manipulation de nos achats.
Une magnifique journée pour tous les participants revenus enchantés de cette escapade.
Pour en savoir plus alors allez sur les sites : www.leborvo.fr et www.bailly-lapierre.fr
Pour accéder aux photos de cette journée, cliquez sur le lien suivant : 2022-05-Yonne.

Article rédigé par Paulette et Guy

Rappel : journée “randonnée” du 2 juin 2022

Nous vous rappelons que nous organisons une “journée à la carte” le jeudi 2 juin 2022, avec au programme au choix :
   – le matin, une visite guidée du domaine de Chamarande,
   – un déjeuner au restaurant “La Chaumière du Télégraphe”,
   – l’après-midi, une randonnée à proximité du restaurant.
 
Vous pouvez encore vous inscrire, selon les modalités définies dans l’article ci-dessous du 9 mai, auprès de Béatrice Bigot, ou de Paulette Boulanger. 

Le coût de cette sortie est de 25 €, pour les adhérents qui s’inscrivent au déjeuner.

Rappel : sortie en Charente-Maritime, en septembre 2022

Nous vous rappelons que nous organisons un voyage de 3 jours / 2 nuits en Charente-Maritime, en septembre 2022 :
   – 19 septembre : visite de Poitiers (l’église Notre-Dame-la-Grande et l’ancien palais des comtes de Poitou)
   – 20 septembre : visite de Rochefort (Corderie Royale, École de Médecine Royale, et Musée de la Marine), et de La Rochelle (la vieille ville et le vieux port)
   – 21 septembre : découverte du marais poitevin (visite commentée de la Maison du Marais Poitevin, et promenade guidée en barque dans les canaux).
 
Vous pouvez encore vous inscrire, selon les modalités définies dans l’article ci-dessous du 24 mars, auprès de Béatrice Bigot, ou de Paulette Boulanger. 

Le coût de cette sortie est de :
   – 390 € pour les adhérents
   – et de 450 € pour les extérieurs
Pour les personnes qui désirent une chambre seule, il faut ajouter un supplément de 58 € pour les deux nuits.
Possibilité de payer en plusieurs fois.

Décès de Jean Broustal

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean Broustal, survenu le 25 avril 2022, à l’âge de 78 ans.
Breton d’origine, il a été embauché au Centre d’Études du Bouchet (CEB) au début des années 60, en tant qu’ouvrier de fabrication, dans le domaine des propergols.
Quand le CEB a été scindé en deux en 1971, il a fait le choix d’être détaché au Centre de Recherches du Bouchet (CRB), en tant qu’ouvrier d’État, en restant dans les services de fabrication.
Lorsque les ouvriers d’État ont dû quitter le CRB, au milieu des années 90, il a été muté de l’autre côté de la clôture : il est donc retourné au CEB, mais dans le service “demi-grand chimie”, où il a terminé sa carrière, à l’âge de 55 ans.
Il a laissé un très bon souvenir de lui, aussi bien au CEB qu’au CRB : il a toujours été très apprécié pour sa gentillesse et son côté réservé.
C’était un excellent footballeur, fidèle à son club de cœur, celui de Vert-le-Petit.
Il a été incinéré le 2 mai 2022.

Les membres du Conseil d’Administration de l’association « Les Poudriers d’Escampette », et tous ses adhérents, présentent leurs sincères condoléances à son épouse Chantal (qui a également travaillé au CEB), à leurs deux fils Yannick et Éric, ainsi qu’à toute sa famille.