Bilan de la visite du musée des Arts Forains

Ce mercredi 28 mars 2018, nous sommes partis en car, sous la pluie, pour une visite extraordinaire à Paris. Malheureusement nous n’étions pas très nombreux, une trentaine seulement ! Peut-être parce que cette visite avait déjà été organisée en 2014 par Temps Libre, ou peut-être à cause du fait que c’était un mercredi ? Il faudra analyser la situation.
Le car nous a déposés à quelques pas de l’Auberge Aveyronnaise, où nous avons dégusté un déjeuner régional typique : après un “cardinal” (apéritif semblable au kir, mais avec un bourgogne rouge à base de pinot noir) et ses “farçous”, nous avons eu droit à une énorme part de terrine du chef, puis à une saucisse à l’aligot, et enfin à un délicieux mille-feuilles à l’ancienne.
L’aligot est une purée de pomme de terre bien lisse à la crème fraîche, à laquelle on ajoute de la tome fraîche, le tout relevé de sel et d’ail. Il a été servi devant nous avec le rituel ad hoc pour qu’il “file” bien. Le repas a ravi nos papilles, et a “rassasié” tous les gourmands. Il s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, grâce à notre petite serveuse canaque, qui nous baptisait tout à tour de petits noms affectueux : ma biche, mon prince, mon chou, …
Ensuite, nous nous sommes rendus à pied (pour mieux digérer ce repas très copieux), au musée des Arts Forains à quelques minutes de là.
Ce musée privé, ouvert dans les anciennes caves de Bercy, est un lieu insolite, féérique et vivant. Il est réparti sur 10 000 m2, dans 6 bâtiments gigantesques. Pour notre visite de groupe, on a eu la chance d’avoir une guide pleine d’humour, Eloïse, qui connait sur le bout des doigts l’histoire de chaque manège et de chaque statuette du musée.
Au départ de la visite, dans une cour pavée entourée de verdure, elle nous a dressé un portrait de ce qu’était la fête foraine à ses tout débuts, avec ses carrousels-salons (monuments nomades qui sillonnaient l’Europe d’une fête à l’autre), avant de nous faire découvrir une collection unique d’objets du spectacle des années 1850-1950. Le créateur des lieux, Jean-Paul FAVAND, a rassemblé depuis 40 ans, une des plus grandes collections privées du monde autour des thèmes des cabinets de curiosités, du carnaval, des jardins extraordinaires et de la fête foraine de la Belle Époque.
La visite a commencé par un voyage à Venise : une salle immense, avec le pont du Rialto, des baraques de jeux (chamboule-tout, bouffe-balles, billard japonais, toupie hollandaise qui est l’ancêtre du flipper), et un manège d’époque où nous nous sommes installés pour écouter de la musique tout en tournant.
La visite a continué par un superbe spectacle sonore et lumineux animé d’automates de la Commedia Dell’arte.
Et elle s’est poursuivie dans les autres halles gigantesques composant l’espace : à l’intérieur des animations d’un autre âge : manèges restaurés ; jeux de massacre, de tirs renvoie-nougats, ou de tir à la carabine ; des orgues de foire mécaniques ; des balançoires allemandes de 1920 ; des univers de fêtes populaires ; des personnages habillés en tenue de spectacle d’époque ; des curiosités rappelant une ancienne forme de théâtre basée sur le fantastique et l’illusion …
Pendant la visite, on a pu tourner sur plusieurs manèges centenaires, dont un manège parfaitement conservé avec des chevaux de bois français et allemands (1903). Mais le plus impressionnant reste le carrousel à vélocipèdes, de 1897, où tout le monde a du pédaler pour le faire avancer. Et on a pu aussi jouer avec des attractions anciennes, dont un stand avec des chevaux de course.
Magique !
Pour voir l’album photo, cliquez ICI.

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